Sources de contamination

Une enquête a été réalisiée à l'échelon national en 2006 dans près de 2500 établissements de santé (soit plus de 95% des lits d'hospitalisation en France). Les résultats de cette étude montraient que plus d'un patient sur vingt présentait une ou plusieurs infections nosocomiales actives.

Mais ce taux varie en fonction de la situation médicale du patient, de la charge en soins et par conséquent du service d'hospitalisation. Ainsi, les services de réanimation où les patients sont les plus fragilisés et subissent plus de soins, sont les plus touchés.


Les services les plus concernés sont par ordre décroissant de taux de patients infectés:
les soins intensifs et réanimation
l'urologie
les brûlés
les immunodéprimés
le néo natal
la chirurgie

Les principales sources de contamination proviennent:
soit des propres germes des malades, lors de certains soins (acte chirurgical, sondage urinaire, respiration artificielle etc..)
soit d'infections croisées, c'est à dire une transmission de germes d'un malade à un autre par les mains du personnel soignant, les instruments médicaux (endoscopes, drains, cathéters, sondes, prothèses etc..) ou l'environnement (air et eau notamment).

Les CHU, qui s'occupent des cas les plus graves et effectuent les actes les plus lourds, sont de loin les structures de soins les plus exposées. Après quatre semaines de réanimation un malade a 95% de risques d'être contaminé.

Les facteurs de risque ne sont pas tous maîtrisables, cependant on peut contrôler ceux qui résultent d'une hygiène insuffisante.

Il est généralement admis par la profession que les règles de base, comme le lavage fréquent des mains par le personnel, ne sont pas toujours appliquées. Les spécialistes de l'hygiène indiquent, dans les directives des programmes nationaux, des objectifs de réduction de maladies nosocomiales de 25%, découlant du respect des procédures de désinfection des mains.