Organisation des audits

La France s'est dotée d'un programme national de lutte contre les maladies nosocomiales (2009-2013), prolongé par un "Programme national de prévention des Infections associées aux soins (IAS) dans les établissements de santé" (2013-2016) dit "Proprin", qui s'articule autour de six grandes orientations.

Rattaché à l'Institut de Veille Sanitaire (IVS), le RAISIN (Réseau d'Alerte, d'Investigation et de Surveillance des Infections Nosocomiales) coiffe l'activité de cinq centres régionaux de coordination, appelés CCLIN (Centres de Coordination de Lutte contre les Infections Nosocomiales).
              
   

Il existe quatre outils d'évaluation  de la lutte contre les maladies nosocomiales. Ils incluent la consommation de Solutions Hydro Alcooliques (SHA) et permettent d'évaluer la performance d'un hôpital ou d'une clinique. Chaque outil a un poids spécifique dans le score général attribué au centre de santé.


La meilleure façon actuelle d'évaluer l'hygiène des mains est l'observation directe, qui se pratique par les équipes CLIN (Centres de Lutte contre les Infections Nosocomiales) au niveau d'un centre hospitalier reliés à un ARLIN (Agence Régional de Lutte contre les Infections Nosocomiales) de manière épisodique et artisanale.

Ces observations ont été lancées entre autre par le GREPHH (Groupe d'Evaluation des Pratiques en Hygiène Hospitalière)

Les caractéristiques de la méthode; liées aux paramètres de l'observation, à l'observateur ainsi qu'à des sélections arbitraires, limitent la pertinence de l'évaluation. La présence de l'observateur peut influencer le comportement de la personne observée.

Les erreurs introduites par l'observateur peuvent modifier la méthode d'observation au fil du temps. La sélection des services, des soignants ou des périodes d'observation peut être associée à des comportements particuliers. Les faibles effectifs observés par site ne permettent pas de dégager une bonne vue d'ensemble.

Par ailleurs le principal paramètre sur lequel les pouvoirs publics se sont appuyés pour mesurer le niveau d'hygiène des mains est la consommation globale de solutions et de gels hydro alcooliques par établissement hospitalier. L'augmentation de consommation de SHA n'est pas toujours associée à une amélioration de l'hygiène des mains. Les programmes pluriannuels de lutte contre les IAS donnent des orientations mais n'encadrent pas de manière contraignante le respect des protocoles de désinfection préconisés par l'OMS.

Ce constat de carence de moyens et de mesures face à un réel problème de faiblesse de pratiques de désinfection des mains, associé à un relevé global quantitatif de SHA et non qualitatif, doit inciter à mettre en place des moyens et des méthodologies de mesure d'hygiène des mains qui assurent une pérennisation du niveau le plus élevé d'occurrences de désinfection en concordance avec les protocoles requis par l'OMS.